Le but définit le style.

Je suis persuadée qu’on n’a jamais réellement qu’un seul style. Même si je ne travaille qu’en vectoriel la plupart du temps, mon style peut varier suivant le projet qu’on me confie. C’est bien sûr un élément essentiel dont je discute avec le client.

Par exemple mes illustrations de blog sont simples, avec une ou deux couleurs généralement. Elles seront encore différentes pour une publication dans un magazine ou même pour une couverture de livre.

les différentes façons de traiter un dessin
les différentes façons de traiter un dessin

Cela ne veut pas dire qu’une illustration simple sera forcément plus facile à créer. Savoir synthétiser peut s’avérer être un exercice très délicat.

Aussi il arrive qu’un client vous demande un style que vous n’avez jamais réalisé et qui ne correspond à rien de présent dans votre book! Je m’imagine mal faire une illustration à l’aquarelle alors que je n’y touche quasiment pas. Il ne faut pas hésiter à dire à votre client que vous ne correspondez pas au profil qu’il recherche. Vous pouvez également le renvoyer vers un autre indépendant qui, selon vous, serait plus à même de répondre favorablement à sa demande.

les différentes façons de traiter un dessin

Enfin il peut aussi arriver qu’un client vous demande de dessiner « à la manière de » . Et là on tombe facilement dans le plagiat. Le mieux est de conseiller au client d’aller directement parler au prestataire plutôt que de vous demander de dessiner comme lui. Si c’est une question de budget il peut tout à fait trouver un compromis ( moins de dessins, plus petits, moins de couleurs etc).
Si l’illustrateur est surbooké, le client peut trouver un illustrateur avec un style qui se rapproche etc. De nos jours je ne peux pas imaginer qu’un client ne puisse pas trouver de prestataire!